POST TENEBRAS LUX

post tenebras luxAlors que la France peine à se relever d’une crise économique sclérosante et que le chômage y apparaît comme une fatalité irrémédiable, le dynamisme du canton de Genève est tel que le problème est inverse : on manque de travailleurs ! Le nombre d’emplois en 2013 était de 302 613 pour une population active cantonale s’élevant à 222 300 personnes, soit un déficit de 80 313 travailleurs, que ne pourraient pas combler les quelques 20 000 chômeurs genevois même si on arrivait à tous les mettre au travail.

À la recherche de main d’oeuvre, la métropole genevoise met sous influence un territoire grandissant, mis en réseau par les flux pendulaires des travailleurs frontaliers, toujours plus nombreux. En moins de 10 ans, leur nombre a doublé en Haute-Savoie, ainsi que dans le Jura, et a plus que triplé dans l’Ain. Le phénomène s’est même étendu à la Savoie, qui ne comptait pas de travailleur frontalier en 2005 mais en dénombre près de 700 aujourd’hui.

Or, alors que la métropole suisse agit comme le poumon économique d’un territoire élargi, l’enjeu est maintenant d’assurer la pérennité de ses artères. Autrement dit, il s’agit de consolider les antennes du Grand Genève en matière d’infrastructures, ce qui nécessite un financement important et complexe, mettant à contribution deux Etats, deux cantons et deux départements.

Le GLCT [Groupement local de coopération transfrontalière] porteur du projet du Grand Genève et dirigé par le Président du Conseil d’Etat du canton, est formé de représentants des institutions genevoises, vaudoises et françaises. Il vise à articuler les institutions concernées afin de créer la synergie permettant aux projets d’exister.

Après avoir présenté les sources de financement actuel du Grand Genève français, nous préciserons les accords en vigueur en matière de coopération transfrontalière dans l’agglomération, avant d’en dégager des pistes d’amélioration.

Nous insisterons aussi sur les équilibres financiers pour les collectivités françaises et suisses et sur leur appréciation par rapport aux propos habituellement tenus.

Consultez l’intégralité de notre brochure : « Post Tenebras Lux, Sur les finances du Grand Genève » de Bernard GAUD